"Innocent Legal Fictions": Archival Convention and the North Saanich Treaty of 1852

Raymond Frogner

Abstract


The British colonial project created culturally mediated records to depict the land and Aboriginal peoples of North America. Such narratives, registers, and surveys became the predominant archival record of colonial contact. Recent Supreme Court of Canada decisions on Aboriginal rights have determined that traditional Aboriginal methods of social memory have necessary evidential value as both a countervailing resource to the archival textual record, and a culturally sensitive representation of the Aboriginal experience of colonialism. Not unlike Canadian jurisprudence, archival practice must reconsider its paradigms to address the non-textual materiality and distributed authority embodied in colonial Aboriginal evidence. As a case study, this article examines the North Saanich Treaty, concluding that conventional archival interpretations identify the silences and discrepancies of the textual colonial record. But critics note that conventional archival method remains tied to its textual and sovereign paradigms. It does not address the often vague and uncertain relationship between the record and the manifold power structures, cultures, and traditions that surround the record’s formation and archival disposition.

Archivists cannot interpret the multiple, relative truths of power and authority that inspired a record’s creation. Archivists can, however, address the absence of Aboriginal roles in the context of colonial records creation. As our archival descriptions move toward a detached and digitally interconnected archival context this becomes more practical. The content of such a juxtaposed context could depict relevant languages and worldviews as described by appropriate Aboriginal representation. This avoids redescribing colonial records and puts them in a deeper context of both the colonial records creating environment and the discourse of the contemporary descriptions. It also provides for the participation of oral histories of Aboriginal elders that do not easily fit the format of our national descriptive standards.

 

RÉSUMÉ
Le projet colonial britannique a généré des documents d’archives situés entre deux cultures (« culturally-mediated ») décrivant les populations autochtones de l’Amérique du Nord et leurs terres. Ces récits, registres et enquêtes sont devenus les principaux documents d’archives qui témoignent du contact colonial. Des décisions récentes de la Cour suprême du Canada en matière de droits autochtones ont déterminé que la mémoire sociale des populations autochtones avait une valeur de preuve suffisante, à la fois comme une ressource complémentaire aux documents d’archives textuels et comme une représentation qui respecte les nuances culturelles (« culturally-sensitive representation ») de l’expérience autochtone face au colonialisme. Comme pour la jurisprudence canadienne, la pratique archivistique doit reconsidérer ses paradigmes pour aborder la matérialité non-textuelle et partager l’autorité contenue dans les traces de l’expérience coloniale autochtone. Cet article examine le cas du North Saanich Treaty, et conclut que les interprétations archivistiques conventionnelles identifient les silences et les différences des documents coloniaux textuels. Toutefois, les critiques notent que la méthode archivistique traditionnelle demeure liée à ses paradigmes textuels. Elle n’aborde pas les liens souvent vagues et incertains entre le document d’archives et les diverses structures de pouvoir, les cultures et les traditions qui entourent la création du document et la disposition archivistique.

L’archiviste ne peut pas interpréter les multiples vérités relatives au pouvoir et à l’autorité qui inspirent la création d’un document donné; il peut, cependant, aborder l’absence du rôle des Autochtones dans le contexte de création des documents d’archives coloniaux. À mesure que nos descriptions archivistiques s’inscrivent dans un contexte archivistique détaché et inter-relié sur le plan numérique, ce travail devient plus réalisable. Le contenu d’un tel contexte juxtaposé pourrait mettre en évidence les languesempêcherait de décrire à nouveau les documents coloniaux et les place dans un contexte plus clair puisqu’ils pourraient être inscrits à la fois dans l’environnement de création des documents coloniaux ainsi que dans le discours des descriptions contemporaines. Cela fournirait également un espace pour l’histoire orale des aînés autochtones qui n’entre pas facilement dans le format de nos normes nationales de description.


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Archivaria, The Journal of the Association of Canadian Archivists | ISSN: 1923-6409