Safe Space: The Riot Grrrl Collection

Elizabeth K. Keenan, Lisa Darms

Abstract


Riot Grrrl, an early-1990s teen feminist movement, adopted punk’s DIY modes of expression to encourage girls to address their shared oppression. The Riot Grrrl Collection, held at New York University’s Fales Library & Special Collections, documents the movement through the personal papers of those who were active in its formative years. This article uses the lens of feminist “safe space” to look at the collection from two perspectives: that of its founder, Lisa Darms, who is senior archivist at Fales, and that of ethnomusicologist Elizabeth Keenan, a scholar who has worked extensively with the collection. The concept of safe space was crucial to the all-girl meetings, dance parties, and bands that formed the foundation of Riot Grrrl. The authors argue that the safe space of Riot Grrrl created an intimate counter-public – that is, a space where girls established a feminist community through shared texts – but one that sometimes worked against its own intentions: boundaries erected for safety sometimes led to exclusion along lines of race, class, or gender identity. The authors extend the idea of safe space to issues of collection building from and within activist communities; to ideas of intimacy and privacy as they play out for donors, for researchers, and in the special collections reading room; and to the tension between the desire for access to activist history versus the requirements of archival preservation. The article examines how iterations of safe space are enacted across the personal papers in the Riot Grrrl archive, through both the materials themselves and their place in the archive. 


RÉSUMÉ 

Riot Grrrl, un mouvement du début des années 1990 pour adolescentes féministes, s’est inspiré du mouvement punk pour adopter les modes d’expression du « Do it yourself (DIY) », dans le but d’encourager les adolescentes à aborder leur oppression commune. La collection Riot Grrrl, détenue par la Fales Library & Special Collections de l’University New York, documente le mouvement grâce aux documents personnels de celles qui en étaient actives durant ses premières années. Cet article se sert du concept féministe du « lieu sûr » (« safe space ») afin d’examiner la collection à partir de deux perspectives : celle de sa fondatrice, Lisa Darms, qui est archiviste supérieure à Fales, et celle de l’ethnomusicologue Elizabeth Keenan, une spécialiste qui a travaillé en profondeur avec cette collection. Le concept du lieu sûr était crucial pour les adolescentes lors de leurs réunions et soirées dansantes et pour leurs groupes musicaux qui ensemble ont contribué à la fondation de Riot Grrrl. Les auteurs soutiennent que le lieu sûr de Riot Grrrl a créé un « contre-public intime » – c’est-à-dire un espace dans lequel les adolescentes ont pu établir une communauté féministe par l’entremise de textes partagés – mais un contre-public qui opérait parfois contre ses propres intentions : les limites imposées pour délimiter le lieu sûr ont parfois mené vers des exclusions basées sur la race, les classes sociales ou l’identité de genre. Les auteures élargissent le concept du lieu sûr aux questions liées à la création de collections par des communautés militantes et dans ces milieux; aux idées de l’intimité et de la vie privée auxquelles sont confrontés les donateurs et les chercheurs dans la salle de lecture des collections spéciales; et à la tension entre le désir d’avoir accès à l’histoire militante et les besoins liés à la conservation archivistique. Cet article examine comment l’itération du lieu sûr se fait par rapport aux documents personnels des archives Riot Grrrl, tant du côté des documents eux-mêmes que de leur place dans les archives. 


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Archivaria, The Journal of the Association of Canadian Archivists | ISSN: 1923-6409