Disorder: Vocabularies of Hoarding in Personal Digital Archiving Practices

Anna Chen

Abstract


The image of the “digital hoarder,” buried under the disorganized turmoil created by the volume of his digital possessions, has become an increasingly popular way for individuals to describe their everyday digital collecting habits. This article argues that such self-characterization offers valuable insights into the psychologies of personal archiving practices. It examines the ways in which hoarding can expose and interrogate assumptions and biases about the act of organization, and traces an emergent cultural attitude toward hoarding, not as indiscriminate and disorganized accumulation, but rather as a struggle to sculpt a sense of self and purpose through one’s possessions. It then considers how “digital hoarding,” as a subculture of recordkeeping, can inform our understanding of how and why digital personal archives are shaped and maintained. A deeper understanding of hoarding, and of record creators’ self-defined analogues between hoarding and their digital personal information management practices, can benefit endeavours to educate the public about personal digital records management, by encouraging archivists to take into account more fully the organic ways in which individual organizational practices have developed. In these ways, this article seeks to balance archival outreach efforts with what the digital public can teach the archival profession about itself.

 

RÉSUMÉ

L’image de « l’accumulateur compulsif du numérique », enseveli sous la masse désordonnée de ses nombreuses possessions numériques, est devenue une façon de plus en plus populaire pour les individus de décrire leurs habitudes quotidiennes en matière de collecte d’information numérique. Cet article affirme qu’une telle représentation de soi offre une perspective intéressante sur la psychologie des pratiques personnelles d’archivage. Il examine les façons par lesquelles l’action d’accumuler peut mettre en évidence et remettre en question les suppositions et les préjugés entourant l’action de mettre des choses en ordre. Il trace aussi l’émergence d’une attitude culturelle vis-à-vis l’action d’accumuler, non pas comme activité effectuée au hasard et de façon désordonnée, mais plutôt comme une lutte acharnée pour se forger une identité et pour donner un sens à sa vie par l’entremise de ses possessions. Il considère ensuite comment « l’accumulation numérique », comme sous-culture de la gestion de documents, peut nous aider à comprendre comment et pourquoi les archives numériques personnelles sont constituées et maintenues. Une meilleure connaissance du phénomène d’accumulation, ainsi que du rapprochement que font les créateurs de documents entre l’accumulation et leurs propres pratiques de gestion d’information numérique personnelle (qui sont analogues à leurs yeux), peuvent aider les efforts de la profession pour sensibiliser le grand public à la gestion des documents numériques personnels. Cette connaissance encouragerait les archivistes à mieux tenir compte de la façon organique dont les pratiques de classement individuelles se développent. Ainsi, cet article tente de trouver un équilibre entre les efforts de sensibilisation faits par les spécialistes de l’archivistique et ce que le public du monde numérique peut apprendre à la profession elle-même.


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Archivaria, The Journal of the Association of Canadian Archivists | ISSN: 1923-6409