Red Jenkinson

Tracing Indigenous Influences on Canadian Archival Theory

Auteurs-es

  • Raymond O. Frogner

Résumé

Cet article se penche sur un fil conducteur imaginatif des pensées autochtones dans l’histoire intellectuelle européenne dominante de la colonisation du Canada. Jusqu’à présent, l’historiographie de la rencontre coloniale a communément assumé que la domination de l’imagination impériale était un événement cognitif incontesté. L’histoire intellectuelle européenne s’est montrée réticente à reconnaître l’indépendance soutenue et l’autonomie holistique des systèmes de connaissances autochtones ou l’influence autochtone sur la pensée européenne. Toutefois, les paradigmes de connaissances juridiques européennes n’ont jamais éliminé les principes sociaux cognitifs collectifs qui ont soutenu les sociétés autochtones pendant des générations avant les premiers contacts avec les Européens. Cette influence épistémologique autochtone peut être trouvée dans nos institutions de gouvernance; dans nos mécanismes de représentation sociale; et dans nos espaces publics culturels, patrimoniaux et de mémoires sociales. Cet article examine comment les épistémologies spirituelles autochtones, les protocoles sociaux, ainsi que les méthodes de connaissances autochtones ont été délégitimisés et marginalisés par les penseurs des Lumières. Ensuite, il se penche sur les rencontres Kwakwaka’wakw, lorsque George Hunt et Franz Boas ont documenté les cosmologies autochtones indépendantes de résistance dans les communautés de la côte ouest à la fin du 19e siècle. Par le biais de cérémonies, les autorités autochtones ont démontré les valeurs profondes des cosmologies autochtones: le potentiel de la diversité face à la menace de la différence; le dynamisme de la culture; et la vision holistique des relations totémiques et collectives entre l’humanité et la nature. À partir de ces constats, cet article examine comment la théorie critique de la moitié du siècle a forgé un espace théorique pour ces valeurs autochtones pour l’humanité. L’article conclut par la notion de la décolonisation des archives et le potentiel du numérique pour de nouveaux paradigmes archivistiques post-coloniaux qui reconnaîssent la revitalisation des épistémologies autochtones.

Biographie de l'auteur-e

Raymond O. Frogner

Raymond O. Frogner is the Senior Director of Research and the Head of Archives for the National Centre for Truth and Reconciliation. He graduated with a Master of Arts degree in history from the University of Victoria and a Master of Archival Studies degree from the University of British Columbia. His mother was Métis with Cree relatives from Duncan’s Reserve in Northern Alberta. He is also the co-chair of the International Council for Archives (ICA) Committee on Indigenous Matters. In 2019, he was the principal author of the ICA’s Tandanya Declaration concerning public archives and Indigenous self-determination. He has twice won the W. Kaye Lamb Award for articles on the topic of archives and Indigenous rights. In 2020, he was nominated a Fellow of the Association of Canadian Archivists. In 2022, he was appointed to the National Administration Committee to support the investigation of unmarked burial sites of residential school children. He continues to publish and present on issues of Indigenous identity, rights, and social memory.

Publié-e

2025-12-17

Comment citer

Frogner, Raymond O. 2025. « Red Jenkinson: Tracing Indigenous Influences on Canadian Archival Theory ». Archivaria 100 (décembre):74-122. https://archivaria.ca/index.php/archivaria/article/view/14063.